Les méthodes contraceptives naturelles

Il s’agit de toutes les méthodes qui ne font appel à aucun médicament, ni à aucun dispositif médical. Elles sont basées sur l’observation minutieuse et régulière du cycle menstruel afin de déterminer la date de l’ovulation des femmes. Elles nécessitent de la part des femmes et des hommes qui y ont recours une parfaite maîtrise de soi et impliquent un partage des responsabilités dans le couple. Même dans ces conditions, elles ont une efficacité limitée et, de ce fait, ne devraient pas concerner les couples qui ne souhaitent pas de grossesse. Elles n’offrent aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles ni contre le VIH.

 

Parmi ces méthodes, on peut citer :

  • la méthode des températures : elle repose sur le fait que la température du corps augmente de 0.5°C au moins au moment de l’ovulation (sous l’effet de la progestérone, hormone sécrétée au moment de l’ovulation). La température reste à ce niveau plus élevé jusqu’à l’arrivée des règles suivantes (en moyenne 14 jours). Le principe de cette méthode est de repérer l’élévation de la température par la prise de la température chaque matin (avec un thermomètre fiable, avant le lever) et de la noter sur une courbe (disponible en pharmacie ou chez votre médecin). En pratique les rapports sexuels non protégés sont « autorisés » seulement 24 h après cette phase d’élévation de la température. Attention, la température peut augmenter dans les mêmes proportions du fait d’une infection même peu grave, de réveils et de levers nocturnes, d’un travail de nuit…
    • Méthode Billings : cette méthode s’appuie sur l’étude de la glaire cervicale, substance secrétée par le col de l’utérus qui, en période ovulatoire, devient filante et abondante. Elle nécessite de la part de la femme une bonne connaissance anatomique ainsi qu’un apprentissage. Les rapports sexuels sont possibles à partir du quatrième jour suivant la modification de la consistance de la glaire.
      • Les auto-tests
        Ils correspondent à l’association des 2 méthodes citées précédemment. La date des règles des mois précédents est entrée dans un lecteur (type lecteur de glycémie), qui calcule la période probable d’ovulation. A l’approche de cette date, un test urinaire de dosage d’hormones dans les urines permet de déterminer les jours d’abstinence. Cette méthode est, elle aussi, très dépendante de la régularité des cycles. Elle est plutôt utilisée par les femmes qui souhaitent planifier une grossesse. Les auto-tests s’achètent en pharmacie et ne sont pas remboursés.
        • La méthode Ogino ou abstinence périodique : elle est basée sur l’hypothèse que l’ovulation survient chaque mois à la même date (en moyenne 12 à 15 jours à compter du 1er jour des dernières règles pour un cycle de 28 jours). En pratique, cette méthode nécessite d’étudier au moins 6 cycles de suite pour être en mesure de soustraire ensuite les jours identifiés comme fertiles. Attention : des cycles irréguliers et une ovulation qui n’est pas toujours prévisible rendent cette méthode peu efficace, et nécessitent des périodes d’abstinence longues.
          • Le retrait ou coït interrompu : l’homme se retire avant l’éjaculation. Cette méthode nécessité une grande maîtrise de la part de l’homme et expose à un risque de grossesse si le retrait est tardif